Pour sortir le pays de la pauvreté et pour assurer sa prospérité socio-économique continue, il s’avèrerait plus indispensable de disposer une large quantité de ressources humaines talentueuses et dotées d’une grande aptitude. La compétitivité d’un pays repose donc sur un marché du travail qui favorise le développement des compétences, agissant positivement sur la compétitivité. En outre, il faut également que ces ressources humaines soient employées de façon plus productive et reçoivent en contrepartie des salaires conséquents. En d’autres termes, le marché du travail doit offrir les conditions pour maximiser la création d’emplois décents et productifs.
Pour mieux appréhender la réalité sur le marché du travail, nous avons besoin d’indicateurs. Ces derniers nous permettront d’analyser les conditions du marché du travail au niveau national et régional. Ces indicateurs sont appelés les Indicateurs Clés du Marché du Travail, ou ICMTs, qui comprennent une vingtaine d’indicateurs. Ils permettent d’apprécier les enjeux de l’emploi, de la formation et de la pauvreté en mettant en évidence, par exemple, la participation de la main d’œuvre, l’emploi par secteur, l’emploi par situation, le chômage, le chômage des jeunes, les élasticités de l’emploi et la pauvreté au travail, etc… Ils constituent donc une base solide permettant de résoudre les questions clés relatives à la sous- utilisation de la main- d’œuvre et au déficit de travail décent.
Comme l’OMEF a pour mission de produire des informations sur l’emploi et la formation, l’analyse des ICMTs, qui consistent à observer et à étudier la situation du marché du travail au niveau national et régional, fait partie de ses activités. De ce fait, les informations produites dans le cadre de cette analyse aident les différents acteurs de développement à prendre les meilleures décisions pour promouvoir la création des emplois productifs à Madagascar.