Selon le résultat de l’enquête visant à approfondir la réflexion sur la formation professionnelle dans la Région DIANA, sept établissements sur dix enquêtés sont constitués par des établissements de formation professionnelle privés.
Malgré cette prépondérance des privés, les établissements publics enregistrent un nombre d’apprenants largement supérieur. En 2011, trois quart des apprenants enregistrés sont formés par les établissements publics. La branche « Tourisme et Hôtellerie », filière la plus demandée, tient la première place. Celle-ci accueille plus de 18.75% des étudiants contre 12.5% pour les textiles et 12.5% pour l’informatique.
En ce qui concerne les ressources, on a remarqué que plus de la moitié des ressources financières de ces établissements, notamment les privés, viennent du frais de scolarité. En revanche, les établissements de formation publics dépendent des subventions jusqu’à concurrence de 37.5% de ses ressources financières. Elle s’explique par le fait que presque deux tiers de ces établissements ont un partenariat avec le Gouvernement ou autres structures alors que les établissements privés n’en bénéficient pas.
Pour l’accès à la formation, les études de dossier et le test de niveau restent la méthode d’admission la plus privilégiée par les Centres de Formation Professionnelle (CFP) publics. Par contre, les CFP privés privilégient les concours directs. La capacité d’accueil des CFP est à l’origine de cette différence. En effet, les CFP publics peuvent accueillir, en moyenne, plus de 240 apprenants par an contre 39 seulement pour les privés.
Lors de cette enquête, des obstacles majeurs qui entravent la réussite d’une formation de qualité ont été évoqués. L’insuffisance et la mauvaise qualité des matériels en font partie. A cela s’ajoute les couts de formation de l’ordre de 90 000 Ariary par mois pour les CFP publics contre 311 640 Ariary dans les privés.
